Pourquoi nos choix ne s’avèrent-ils pas toujours judicieux pour nous ?

Fotolia_53259980_S2Notre cerveau nous permet de faire des choix et de prendre des décisions. Cependant il nous arrive souvent d’agir ou de réagir de façon irrationnelle et parfois même à l’encontre de nos objectifs. Que se passe-t-il donc dans notre tête ? Quelle est la raison pour laquelle nous n’arrivons pas à réaliser nos projets ou, pire, obtenons inlassablement des résultats différents de ceux que nous souhaitons. Les aires préfrontales de notre cortex cérébral, celles qui nous donnent la conscience de soi, nous procurent pourtant la capacité de nous projeter dans l’avenir et de corriger nos erreurs !

Mais c’est sans compter le rôle important que joue notre inconscient. Il s’avère qu’il représente 90 % de notre mode de fonctionnement et nous n’en sommes tout simplement pas conscients.

Dès nos premiers instants de vie nous vivons des expériences sensorielles qui s’inscrivent dans notre mémoire. Notre éducation, notre relation à nos parents et à notre entourage, vont nous façonner de manière inconsciente. Certaines de nos expériences vont constituer un apport positif à notre construction psychologique alors que d’autres vont représenter des éléments négatifs dont nous allons inconsciemment nous protéger. Cette mémoire négative caractérise nos parts d’ombre inconscientes, nos blessures intérieures, qui vont créer des émotions.

Antonio Damasio, professeur de neurosciences à l’université de Californie du sud, écrit à ce propos :

« Les émotions n’existent que parce que l’organisme doit s’adapter à son environnement. La colère donne la force d’agresser pour se défendre, le plaisir, l’envie de réitérer ce qui s’est révélé bon pour l’individu. En outre les émotions jouent un rôle majeur dans nos prises de décision. Nous n’agissons pas uniquement en fonction de nos connaissances ou de notre raison. »

Lorsque nous devons prendre une décision, nous sommes inconsciemment guidés par les souvenirs de choix antérieurs, que les conséquences aient été positives ou négatives. Le souvenir fonctionne comme un signal dont nous ne sommes pas forcément conscients. L’inconscient ayant enregistré une certaine forme d’expérience, il n’a de cesse de nous la faire répéter. Il agit comme un programme informatique et s’active en fonction des données que nous y avons inscrites, qu’elles soient bonnes ou mauvaises.

En outre les scientifiques ont découvert que l’inconscient réagit une demi seconde avant le conscient, laissant ainsi à ce dernier qu’une infime possibilité d’interaction.

Carole Sédillot écrit dans « ABC de la psychologie jungienne » :

« Le territoire de l’inconscient garde les souvenirs traumatiques et tout ce qui pourrait être menaçant pour l’équilibre psychique. Le salut réside, croit-on, dans la fuite, le détournement ou l’aveuglement, autrement dit le refoulement, constituant à repousser le plus profondément dans l’inconscient ces ombres douloureuses. Mais c’est un leurre et il ne faut surtout pas croire que cela suffira à éradiquer et à éliminer ces funestes ombres. Même tapies dans les abysses les plus obscurs de la psyché, elles continuent d’opérer en exerçant leurs influences. »

Les caractéristiques essentielles de l’Hypnose Humaniste et de la TSA (Thérapie Symbolique Avancée) consistent à aller à la rencontre de nos parts d’ombre pour les éclairer et du même temps apporter plus de liberté à notre esprit conscient. C’est en travaillant de cette manière qu’une personne peut sortir de ses anciens schémas et s’ouvrir à son véritable espace de décision.